Sougères-en-Puisaye, blog du village de Sougères-en-Puisaye

Sougères-en-Puisaye, blog du village de Sougères-en-Puisaye

26 janvier 2015

La maison de l'écrivain Colette

La fondation du patrimoine a initié un projet pour redonner vie à la maison de l'écrivain Colette,

un trésor architectural et un lieu symbolique de la littérature. Elle lance un appel aux dons

pour financer le vaste chantier de rénovation entrepris qui débouchera sur l'ouverture d'un musée,

prévu pour ouvrir d'ici la fin de l'année.

http://videos.tf1.fr/jt-we/2015/un-appel-aux-dons-pour-restaurer-la-maison-de-colette-un-paradis-8553306.html

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25 janvier 2015

Voeux de la municipalité

Samedi 10 janvier 2015 à Sougères en Puisaye

Les voeux de la municipalité

Merci à :

http://www.sougeresenpuisaye.fr/

voeux

 

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24 janvier 2015

Sougères sous la neige

Sougères en Puisaye sous la neige

Ce jour photos de C B

Merci pour ce cadeau

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20 janvier 2015

Sougères sous la poudreuse

Sougères en Puisaye sous la poudreuse.

Merci à CB pour sa photo.

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15 janvier 2015

Assemblée générale du CLEP

Sougéroises et Sougérois

Rendez vous

Pour l'assemblée générale du CLEP

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10 janvier 2015

1er janvier : des montgolfières dans le ciel de Chauminet

1er janvier : des montgolfières dans le ciel de Chauminet

Bravo à Jean-Pierre et Martine pour ce lâcher de montgolfières particulièrement réussi dans le ciel clair de Chauminet !

Merci au site de la mairie

http://www.sougeresenpuisaye.fr/actualite/pagesweb/actualite.html

mongo

 

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09 janvier 2015

Je suis Charlie

  Que coule l'encre et non le sang

 

Ce matin mon papier est endeuillé

La haine je ne sais pas l'exprimer,

j'ai pris des couleurs et j'ai crayonné

Mais mon drapeau a pleuré.

 

J'écris mes idées de Liberté

Mais mon coeur blessé a saigné,

Le bleu blanc rouge mélangés

Font des mots ensanglantés.

 

Je trouve ma Liberté morose

Je ne sais plus écrire les roses,

Je veux aimer ma France librement

Et avec elle revivre les printemps.

 

L'animal tue pour manger,

Le monstre tue pour tuer,

Je suis Charlie pour aimer mon Pays,

Pour ma France, je suis Charlie.

 

Aux bleu blanc rouge je suis soumise,

                                                          Je partage les différences sans méprise,
                                                          Je veux seulement retrouver ma France,
                                                        Ma France pour Charlie dans l'espérance ...

                                                                  Sans haine, sans violence,

                                                                 Pour l'amour de ma France.

 

@copyright Claudine Cottencin

JB Bullet - Chanson Je Suis Charlie

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Minute de silence

je suis charlie

A l'occasion des vœux du Maire demain, pourrait-il y avoir une minute de silence à la mémoire de ceux qui sont "morts de rire" pour la liberté d'expression. Et puis s'il y a une manifestation a Auxerre ou ailleurs , pourrait-on parler de covoiturage pour s'y rendre . Merci A demain Jacqueline Forestier

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08 janvier 2015

Charlie Hebdo

Le site Sougères en Puisaye.org est solidaire à Charlie Hebdo

 

charlie

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04 janvier 2015

Le derrnier ticket

Un petit texte que j'ai écris il y a 3 ans pour la magie de Noël.....

 

Le dernier ticket  

 

Dans une rue passagère d’une ville, un homme mal habillé, chevelu, barbu,  bouteille à la main harangue les passants : «  Et, t’as pas 100 balles ? «  Certains et certaines  s’arrêtent et lui glissent une petite pièce.  

Il fait fort froid et le temps est menaçant et la neige approche. Il a froid et recherche  un coin pour dormir ; là, entre deux poubelles  de la ville sous un carton au pied d’un immeuble ça ira.  

Des gens passent l’air pressé, sans doute en retard pour préparer le réveillon, ou le dernier cadeau à faire et que l’on a oublié. Notre homme demande toujours quelques sous pour un espoir d’un gros billet qui lui permettrait de festoyer aussi.  

Mais le maigre butin que l’on lui a déposé ne lui permet que d’acheter du liquide….  

Les heures passent et la neige tombe, les cris de joie et de bonheur s’entendent hors des maisons et immeubles de la ville. Lui seul grelotant attend son litre à la main, des retardataires en courant passent et ne le voient pas, il est seul, désespéré et la faim au ventre, allez une autre rasade et c’est minuit, un autre pour fêter le joyeux Noël seul sous son carton.  

Les minutes passent, et quelqu’un trébuche contre son carton  et ses bouteilles :  

 « P….n pouvez pas faire attention, y’a du monde -là ! »  

  Le regard embué par le liquide ingurgité au cours de la journée, notre homme relève les yeux du bas vers le haut et avec stupéfaction voit un vieux bonhomme fringué d’une paire de bottes, pantalon sombre, et habit de même affublé d’un gros ceinturon et d’un sac en jute vide sur le dos.  

 « Ma parole, c’est carnaval, tu t’es déguisé en père Noël ! »  

 Le vieux ne dit mot, et l’autre de dire :  

 «  L’en faut pour tous les goûts, bon ce soir c’est le Noël, t’as quoi dans ton sac ? Rien bien sûr, l’en a que pour les riches, les clodos n’ont droit qu’à la rue et un carton pour couverture. »  

Le vieux bonhomme a l’air gêné, et lui répond doucement :  

 « Je suis désolé, je n’ai plus rien dans mon sac, je crois que je t’ai oublié. »  

 « Et il se fout de ma gueule en me faisant croire qu’il est le père Noël, tout le monde sait qu’il n’existe pas ! »  

« Tu as tort, et tu vois j’ai un ticket pour le tirage du loto de ce soir, je n’ai pas pensé à regarder le tirage et je te le donne, vas voire les résultats, les numéros sont le 24, le 12, le 20, le 11, le 1, le 8 et le complémentaire le 19. «   

L’homme prit le ticket et se retourna pour dormir, sans remercier le vieux qui disparut aussi vite qu’il était arrivé.  

Le lendemain matin, un peu dégrisé, il se remémora l’apparition en haussant les épaules, se leva en se dirigeant vers son point stratégique pour la manche journalière. En passant devant un tabac, il jeta un œil sur les résultats du tirage de la veille : le 1, le 8, le 11, le 12, le 20, le 24 et le complémentaire…..le 19 !  

« Pouf c’est un fou, il m’a refilé un truc bidon, il savait le résultat », Il continua son chemin, tout en repensant aux dernières paroles du vieux :   

» je n’ai pas pensé à regarder le tirage et je te le donne, vas voir les résultats, les numéros sont le 24, le 12, le 20, le 11, le 1, le 8 et le complémentaire le 19. »  

 Il fit demi-tour, entra dans le tabac et présenta son ticket, le buraliste le passa dans la machine et lui dit : « Bravo, mon vieux, tu as tiré le jackpot, la rue est finie pour toi tu as gagné 7 millions d'€uro ! » Au loin lui, seul entendit : « Ho ,ho, ho… les tintements de clochettes et un hue Tomade, hue Furie, hue Comète ho, ho, ho….. »  

L’homme s’assit et dit  bon sang, c’était bien lui, et il existe.....  

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Circuit de randonnée de Sougères en Puisaye

 

Merci au site de la mairie

http://www.sougeresenpuisaye.fr/

De l'Eglise au Sully par les Cèdres de la Lavière : circuit de randonnée de Sougères

Le 1er circuit de randonnée N 10 de Sougères en Puisaye a été   reconnu et pré-balisé le 11 décembre. Le balisage sur le   terrain sera effectué début 2015. Ce circuit est le premier à être   restauré. D'autres suivront à partir de 2015 : un deuxième depuis   Pesselières vers Fougilet et le nouveau parcours de santé, et plus tard,   un autre vers Druyes.   Profitez de cet itinéraire pour partir à la découverte du patrimoine local : mares et anciens abreuvoirs,   croix et calvaires, tilleul de Sully, cèdres de la Lavière. De belles   vues sur des paysages variés et vallonnés jalonnent ce parcours   adaptable en distance. Bien que classé en parcours pédestre, ce circuit fait partie des très beaux parcours VTT ou VTC et équestres. Téléchargez le document complet>> Ou rendez-vous sur le site visorando>>

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01 janvier 2015

Claudine/Poésie

Un temps de nouvel an,

 

Quand les ailes du vent soufflent au jardin du temps,

Elles semblent saluer d'espoir le nouvel an

Pour accueillir l'année dans de beaux paysages,

Où s'activent les bonheurs et sentiments sages.

 

Le bonhomme de décembre ferme la grand'porte,

Ouvrant sur l'an neuf les amours qui réconfortent

Et, la nouvelle année s'habille de douceurs,

Saluant la beauté de l'amitié sur les coeurs.

 

Et mille et un rêves demandés pour la Paix

Se réalisent aux embrassades des souhaits.

S'unissent alors et s'aiment les coeurs de la terre

Quand dans les yeux des enfants brille, la lumière.

 

Regardez l'an neuf avec vos sourires d'enfant,

Et les baisers distribués comme le printemps,

L'Amour accorde la beauté au verbe Aimer,

La Planète est forte d'Amour et d'Amitié.

 

Si chacun met en son coeur une poésie,

Il sera riche des sentiments de la vie,

Tous les meilleurs voeux règneront sur le monde,

Qu'un temps de Paix et de Prières nous inonde ...

 

@Copyright Claudine Cottencin,

 

Que le meilleur soit avec vous toutes et vous tous pour 2015,

Ecoutez vos rêves et suivez-les,

belle année de partage et d'amour

Claudine

 

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Bonne année 2015

Le site http://sougeresenpuisaye.org

Vous présente ses meilleurs voeux pour l'année 2015

Et vous présente un diaporama sur notre village

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26 décembre 2014

Illuminations de Sougères en Puisaye

 

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Grâce à notre reporter déléguée à Sougères en Puisaye,

Voici queques photos des illuminations de Sougères en Puisaye

 

Merci à C. B

 

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24 décembre 2014

Meilleurs voeux

Sougères en Puisaye.org et S.A.T.C

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20 décembre 2014

les décorations de Chauminet

Chauminet illuminé !

Merci au site de la mairie :

http://www.sougeresenpuisaye.fr/

Déco Chauminet

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La fête de Noël de l'école

Le 12  décembre 2014, les enfants de l’école ont présenté leur spectacle de  Noël 

Merci au site de la mairie :

http://www.sougeresenpuisaye.fr/

Enfants

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le marché de Noël

1er marché de Noël à Sougères

Merci au site de la mairie :

http://www.sougeresenpuisaye.fr/

Marché

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10 décembre 2014

Jaquotte....

 

Un cadeau, un peu de lecture pour ceux qui croient encore à la magie de Noel, j'ai voulu simplement écrire il y a quelques années un joli conte de Noël :

En ce moment merveilleux qu'est Noël,  je vous écrit quelques lignes.
Jycé © décembre 2010 Jean-Charles Robert

C’était dans les journées frileuses d’un  hiver rigoureux et neigeux,  la petite Jacquotte se levait tous les matins avant que le coq de la basse-cour se soit lui-même éveillé. Il lui fallait tout préparer pour le lever de ses patrons :  chercher le bois,  allumer la grande cheminée après avoir ôté les vieilles cendres,  préparer le café,  chercher le pain chaud chez ce diable de boulanger qui ne dormait jamais et qui lui faisait tellement peur.
La pauvrette,  une enfant de huit ans placée par des parents trop pauvres et qui passaient l’hiver  à faire des enfants qu’ils  ne pouvaient nourrir,  mais qu’ils  plaçaient dés qu’ils  en avaient l’âge . Et un jour,  ce fut le tour de Jacquotte d’aller  chez des maîtres. Elle n’était  pas maltraitée,  le patron était un brave fermier et son épouse une bonne et brave femme de la campagne qui avait eu des beaux jours,  mais que les grossesses trop fréquentes avaient fini par garder énorme. La marmaille qui en découlait galopait,  pour les plus jeunes autour de la cour de ferme,  et les autres suivaient des études avec un précepteur à disposition.
Le matin dans le noir de la nuit encore profonde,  la "petiote",  par tous les temps et en toutes saisons s’en  allait à pied chercher le pain frais pour ses patrons et leur nombreuse progéniture. Jacquotte avait peur,  les arbres qui tremblaient eux aussi par un vent d’hiver  la faisait frissonner de peur. Ils la suivaient,  elle courait et ouf ! Au détour du chemin elle apercevait enfin le repaire du boulanger,  sauvée ! Mais là une autre peur la tourmentait. L’homme  qui officiait au four lui faisait une peur qui malgré la chaleur du fournil,  la faisait trembler encore plus. Il était gros,  petit,  le ventre débordant de partout,  de vilains poils sur tout le corps,  une tête hideuse dépourvue de dents riait toujours aux éclats. Il lui donnait le pain demandé et voulait toujours lui faire un « poutou  » dans le cou. La petite pensait qu’il  allait la mordre et que c’est  sûrement pour cela qu’il  n’avait  plus de dents suite aux nombreuses morsures faites aux petits enfants. Une fois le « poutou  » distribué,  l’homme  retournait à son four en sortant de bons gros pains odorants et en le remplissant à nouveau pour sa nouvelle fournée.
Le retour vers la ferme se faisait dans le même esprit que l’aller  :  la peur. Un mauvais homme devait être caché après le virage du grand chêne,  si elle arrêtait de respirer pendant quinze pas,  il n’y  aurait peut-être personne. Alors il doit m’attendre  au petit pont de l’ormeau  mort,  il faut que je ne respire pas pendant vingt-cinq pas ;  et chaque jour c'était le même rituel pour Jacquotte.
Lorsque les patrons se levaient tout était en ordre dans la grande salle de ferme :  la grosse table en vieux chène  massif,  cirée,  les tomettes lavées à grande eau et séchées,  le café tout chaud posé sur la table accompagné du lait bouilli sans déborder,  le beurre,  la confiture et les tartines grillées au feu de bois. Tout cela attendait l’arrivée  des goinfres dévoreurs du matin.
Le patron entrait le premier en baillant et s’étirant  comme un diable,  suivi par son épouse pas plus réveillée. Lui déjeunait vite,  dévorant,  avalant tout ce qui lui passait sous le nez,  buvant le café brûlant et après un énorme rôt se levait et allait se laver à la pierre d’évier  ;  enfin,  se laver,  n’était  que se passer de l’eau  sur le visage,  car la grande toilette ne se faisait que le dimanche avant d’aller  voir les amis de l’auberge  face à l’église  pendant que madame et les enfants allaient prier pour le pardon des fautes des pauvres pécheurs.
Le curé,  homme jeune lors de son arrivée en ce village avait passé sa pieuse vie à confesser,  baptiser,  marier,  enterrer tous les gens de la paroise ,  et après le dernier acte de sa messe,  il allait attendre ses ouailles à la sortie de l'église en les saluant un à un.
Il jetait un œil  courroucé sur les assoiffés de l’auberge  et priait le ciel de les voir en son église le soir de Noël pour la veillée.
Noël s’approchait  et la neige tombait à gros flocons sur la campagne recouvrant tous les chemins. La vie s’écoulait  au ralenti et l’on  préparait le festin de Noël,  les petits du fermier espéraient des joujoux,  des bonbons et toutes sortes de gourmandises.
Jacquotte,  pourtant née la veille de Noël et qui passait son second Noël chez ses maîtres,  pensait que Noël était fait pour les riches,  car jamais « le Père Noël » n'était passé dans sa famille très pauvre,  inconnue sans doute du mystérieux bonhomme.
Ce prestigieux moment de Noël se préparait doucement dans la froideur de l'hiver. Le matin de ce jour tant attendu,  Jacquotte à son habitude se leva et effectua son ouvrage. Le feu était en route,  le café sur le bord de la cheminée,  les tomettes propres et la grande table cirée. Elle prit son courage et sa grosse laine pour aller chercher le pain frais dans la bise froide et la neige qui tombait fortement. Chaque contour du chemin encombré par la neige épaisse,  le manque de respiration pour tous les obstacles,  tout cela devenait une immense peur en son cœur ,  celle qui se racontait en ces temps anciens,  celle des petits enfants enlevés et dévorés par des êtres immondes et effrayants,  mais que personne n’avait  jamais vus.
Dans ses pensées elle ne se rendit pas compte qu’elle  était enfin arrivée devant la boutique du boulanger et le rire de ce dernier la fit sursauter. Le petit mitron était aussi à l’ouvrage ,  le bon pain doré et cuit à point sortait du four.
Les plaisanteries du boulanger et le « poutou  » la remirent dans sa réalité :  il restait à faire le retour avec les bras chargés du pain frais.
Pour elle ce matin là fut un mauvais jour,  tous les dix pas elle s’empêchait  de respirer et chaque contour,  chaque obstacle lui coûtait. Allez,  le virage du grand chêne,  le pont de l’ormeau  mort et la ligne droite du tas de fumier et elle serait enfin sauvée et au chaud.
Elle comptait ses pas,  les pas de sa destinée et le virage du grand chêne s’approchait . Tout à coup,  au détour de ce dernier,  il était là devant elle grand,  gros,  immense,  vêtu d'un étrange manteau sombre recouvert de neige. Un gros ceinturon retenait sa sous-ventrière,  il était coiffé d’un  très grand bonnet. Elle poussa un cri,  tomba et s’évanouit  dans la neige fraîche.
On la remuait doucement,  une voix forte,  mais agréable lui parlait,  on la soulevait,  elle et son fardeau. L’homme  faisait des grands pas,  où l’emmenait  -il ? Il la déposa sur une couche chaude,  la recouvrit de son grand manteau rouge. Elle balbutia :  « Qui êtes vous ?  » « Tu ne me reconnais pas ?  » Elle le regarda :  des bonnes joues,  une grande barbe blanche,  tout habillé de rouge,  un grand sourire et une voix douce et merveilleuse,  mais elle lui répondit « Non !  ».
Il se recula et poussa un gentil cri « Ho ! Ho ! Ho !  » Tout à coup,  venus de nulle part huit animaux avec des cornes étranges,  habillés aussi de rouge et ayant des clochettes s’approchèrent  de lui et lui léchèrent gentiment les mains...
« Et maintenant ?  « « non,  je ne vous connais pas » « Mais je suis le Père Noël !  » Elle le regarda avec ses yeux en amande,  étonnée,  ravie et intriguée.
La couche sur laquelle reposait Jacquotte était simplement le traîneau. Les animaux s’installèrent  devant et le père Noël s’assit  à côté de la gamine et cria doucement à ses animaux un autre « Ho,  ho,  ho » et l’attelage  s’ébranla ,  s’éleva  d'un coup et s’éloigna  de la terre enneigée. La petite prit peur,  le grand père lui dit :  "n’ait  crainte,  tu vas faire un merveilleux voyage,  et je te ramène tout à l’heure  devant ta maison... " Mais mon travail et mes maîtres que vont-ils dire ?  » « Ils ne verront rien le temps pour eux et pour toi ne sera pas le même »
Il repoussa son cri " Ho,  ho,  ho" ! Mais plus énergiquement. Les rennes disparurent et le traîneau seul accéléra atteignant une vitesse phénoménale ;  il lui dit "regarde en dessous". La petite regarda et vit la maison de ses maîtres. Les gens changeaient au fur et à mesure,  la maison changeait elle aussi. Il y avait de nouveaux chariots qui n’avaient  pas d’animaux  :  elle ne comprenait pas ! Le vieux bonhomme lui dit :  "nous ne sommes plus aujourd’hui ,  nous sommes demain dans le futur lointain".
Elle ne comprenait plus rien. Le grand père lui expliqua doucement que le temps et l’espace  n’avaient  rien à voir avec la vision des gens. Tout dépendait de l’époque  dans laquelle ils vivaient. Elle faisait partie d’un  espace temps,  mais dans cet espace,  d’autres  y menaient leur vie à une autre époque,  mais que personne ne pouvait ni se voir,  ni se rencontrer. A de rares exceptions la rencontre eut lieu et les humains parlaient de ces phénomènes comme étant des "fantômes " ou "des êtres d’un  autre monde".
Elle vit de nombreuses vies éloignées de sa vie actuelle mais différentes...
"On rentre " ! S’exclama  le grand père. Le retour se fit aussi vite que l’aller  et les rennes reprirent leur place pour rentrer dans la vie de Jacquotte. Ils se posèrent à l’endroit  exact de leur départ. Le vieil  homme la prit par la main,  et la ramena prés de son travail. La petite vit des lumières dans la barbe du vieillard :  " c’est  quoi " dit-elle ?  « Des diamants »,  il en prit un,  lui donna en disant :  « garde le !... » Elle le déposa dans son mouchoir et le mit dans sa poche.
Le vieux bonhomme lui dit au revoir et à bientôt,  d'un signe de la main. Un dernier "Ho,  ho,  ho" et il disparut avec ses rennes et son traîneau.
Jacquotte arriva à l’heure  et reprit son travail,  sans rien dire à personne. Toute la journée elle se posa la question :  Avait-elle rêvé ?
Le soir,  après la messe de minuit,  pendant que tout le monde faisait ripaille et qu’elle  oeuvrait à servir et à desservir le fabuleux repas préparé par la patronne,  travail auquel elle avait participé,  un étrange bruit se fit entendre à l’extérieur  :  une sorte de galop avec tintement de clochettes,  puis plus rien et des coups frappés à la porte et un « Ho,  ho,  ho » La petite dit :  « c’est  le père Noël »
Les plus jeunes étant couchés,  dans la maison,  les grands et les parents se mirent à rire :  mais il n’existe  pas !  « Si,  je l’ai  rencontré cette nuit » Nouveaux rires.
De nouveau les coups se répétèrent ainsi que le "Ho,  ho,  ho". Le patron se leva,  ouvrit et devant les yeux abasourdis des fermiers Le Père Noël entra et dit :  "mais oui je suis le Père Noël et seuls ceux qui croient en moi peuvent me voir. Jacquotte est un cœur  pur et grâce à elle vous pouvez me voir. J’ai  des cadeaux pour vous tous,  et un pour Jacquotte que je te confie à toi son noble patron. Tu lui donneras lorsqu’elle  sera en âge de se marier,  tu ne pourras jamais l’ouvrir ,  seule Jacquotte au moment de son mariage pourra le faire
Le Père Noël sortit,  en saluant ses hôtes et après un « Ho,  ho,  ho » disparut dans la nuit noire pour finir sa tournée des enfants qui croient en lui.
Les patrons surpris,  émerveillés firent une place à Jacquotte à leur table et posèrent des questions à cette dernière. Elle répondit timidement et mangea avec les maîtres.
Le lendemain,  Jacquotte ne fut plus traitée comme servante,  mais comme fille de la maison :  elle dormait dans un lit avec des draps,  mangeait tous les jours à table et non plus dans un recoin de la cuisine. Elle grandit,  suivit quelques études avec les enfants de la maisonnée et lorsqu’elle  fut en âge de se marier,  un beau galant demanda sa main au patron. Elle se maria et dans le coffret qu’elle  l’ouvrit  un rayon extraordinaire de clarté illumina la pièce :  de nombreux et gros diamants étaient disposés dans l’écrin  merveilleux que le Père Noël lui avait laissé quelques années plus tôt.
Dans la petite église un jeune curé était venu remplacer le vieil homme qui avait tant officié,  ne sachant rien de l’histoire ,  lorsqu’il  demanda à Jacquotte le « oui !  » on entendit un galop avec tintement de clochettes et le fameux « Ho,  ho,  ho » Jacquotte s’exclama  :  « c’est  le Père Noël » et le jeune curé :  « s’il  vous plait ,  soyons sérieux !  »……… .

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05 décembre 2014

Téléthon à Sougères en Puisaye

 

Comment donner :


Pour faire un don, trois solutions : appeler le 30.37,

se connecter sur Telethon.fr

ou participer aux manifestations près de chez soi.

 

téléthon sous réserve de confirmation 17h30 Salle des fêtes    Sougères

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